Avant mars 2017

HUDAHGAFILOINDLALA
02 avril 200007 mars 200415 mars 2007
220 km/h230 km/h170 km/h

(Source : http://www.cycloneoi.com)

Après chacun de ces cyclones, la plage d’Antalaha était envahie par d’énormes quantités d’arbres déracinés provenant des abords des fleuves en amont d’Ambinany. La déforestation massive était-elle à l’origine de ce phénomène ? Un sujet polémique dont seul un expert peut donner un avis argumenté en faveur d’une thèse…ou de son contraire. En tout cas, à force d’être malmenée par les caprices de la nature (encouragés par des activités humaines dévastatrices diront certains), la population de la commune urbaine a fini par acquérir un savoir-faire organisationnel pour se débarrasser de ces déchets. À chaque fois la plage retrouve toute sa splendeur.

  • Aéroport Antsirabato
    Gafilo - Aéroport d'Antalaha le 09 mars 2004 (cyclone le 07 mars).

(Sources : http://www.ffaa.net et https://julienassoun.wordpress.com)

Pour chaque cyclone, le Gouvernement avait lancé un appel d’aide humanitaire d’urgence, lequel permettait de débloquer rapidement des fonds à travers le Circuit des Nations Unies. Des moyens financiers colossaux étaient alors mis à disposition des ONG. Ces moyens dépendaient principalement de l’ampleur des dégâts, l’orientation politique du moment importait peu. En revanche, la présence d’un haut responsable originaire de la région dans le gouvernement pouvait évidemment faciliter les démarches inhérentes au sinistre.

Concernant Hudah en 2000, les besoins vitaux de la population du district, incluant la commune urbaine et les communes rurales, étaient estimés à plusieurs millions d’euros ; rien que la logistique et les ressources humaines (experts internationaux et agents nationaux) occasionnaient des dépenses de plusieurs centaines de milliers d’euros. Care International, la principale ONG fiable et connaissant parfaitement les zones rurales jusqu’à leurs coordonnées GPS précises, avait centralisée les aides et organisait leur redistribution auprès des sinistrés. Les réhabilitations ou les constructions des infrastructures (centres de santé, bâtiments scolaires, bornes fontaines, puits,…) étaient alors gérées par des projets tels que FID ou CRESED. On peut signaler que le réseau électrique dans la ville d’Antalaha était rétabli en moins d’une semaine grâce au renfort humain et technique provenant de la Jirama de Diégo-Suarez.

Rapport HUDAH (cyclone du 02 avril 2000)

Bilan-Hudah